Étude de cas Proxmox VE
Segmenter un système complet sans le rendre inexploitable.
Mon infrastructure de production repose sur un serveur dédié Proxmox VE qui héberge une dizaine de machines virtuelles, une par fonction : reverse proxy, applications conteneurisées, base de données, messagerie, stockage privé, supervision, VPN et bastion. Un serveur externe distinct porte le WAF et le point d'entrée VPN, pour que l'hyperviseur ne soit jamais exposé directement à Internet.
Les contraintes de départ : une seule machine physique, des services publics exposés en permanence et un seul administrateur. Chaque choix devait réduire le rayon d'impact d'une compromission sans rendre l'exploitation quotidienne pénible.
StockageZFS pour les disques des machines, Proxmox Backup Server pour les sauvegardes
SegmentationUn VLAN par fonction, chaque flux inter-zones autorisé explicitement, refus par défaut partout
AccèsAdministration par VPN et point de rebond unique, clés individuelles et double authentification
SortiesProxy sortant obligatoire, base de données sans accès à Internet
SupervisionZabbix pour la disponibilité, Wazuh pour la détection sur chaque machine
RestaurationCopies chiffrées hors site, procédures écrites par scénario de panne
Le nœud unique est un choix assumé, compensé par des sauvegardes hors site, des procédures de reconstruction écrites et des objectifs de reprise fixés service par service. C'est le raisonnement que je propose à une PME : dimensionner la résilience selon ce que coûte l'arrêt de chaque service, plutôt que de viser la haute disponibilité partout.
Adresses, ports, règles exactes et versions restent volontairement absents de cette page : une étude de cas doit montrer la méthode, pas fournir une carte de l'infrastructure.